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mardi 17 juillet 2012

Spéciale dédicace




Pour CieldeQuimper et tous mes amis vivant au-dessus d'Aix-en-Provence :
Courage !
Toute médaille a son revers.
Et après la pluie vient toujours le beau temps !
(Enfin, en principe... )

dimanche 1 juillet 2012

Not so smart



Pourquoi mon smartphone (en français : téléphone intelligent) me propose-t-il un accent circonflexe pour ensuite ne jamais le prendre en compte ? J'écris "meme", "tete", "ame"... Ah mais crotte, l'âme c'est tellement mieux avec ce long, très long â, presque langoureux...

Ô progrès, ô nivellement, ô uniformisation...

Ô rage, ô désespoir*... Comment éviter la disparition de ce joli chapeau sur nos voyelles ? Pourquoi dire ben c'est pas grave s'il disparaît ? Oui, oui, je sais, une langue doit évoluer pour s'adapter. Elle doit être créative. Mais pourquoi choisir toujours la facilité ? Pourquoi la modernité d'une langue doit-elle s'accompagner de la mise au rebut de ses plus jolis attributs (qui ont aussi, n'en déplaise à d'aucuns, une raison d'être ?)

Sur ce, je vous souhaite une excellente semaine !

dimanche 3 juin 2012

Echarpée


Je décide récemment de faire un cadeau, et mon choix se porte sur une petite écharpe joliment décorée de coeurs, et présentée façon rose, enroulée  comme une fleur.
J'offre l'écharpe, que la récipiendaire déroule, et là, surprise !
Y a pas d'ourlet ...
Peut-être que c'est un style, que ça fait grunge ou néo--baba, mais bon, ça fait surtout pas fini..
Alors, j'ai repris mon écharpe, fait un petit ourlet mignon et propre, puis rendu le cadeau.
Ce qui en reste quand même, c'est qu'on trouve normal de nous vendre un simple morceau de tissu beaucoup plus cher qu'un vrai bout de tissu, sous prétexte qu'on a vaguement collé une étiquette dessus, on enroule pour présenter ça comme une écharpe, et au final, si la personne qui doit la porter veut avoir l'air un peu habillée, elle  se retrouve à faire l'ourlet elle-même...
ça fait un peu arnaque, non?...


Ceci dit,comme aujourd'hui c'est la Fête des Mères,  je dédie tous les petits coeurs à toutes les mamans du monde !

mercredi 30 mai 2012

Ah la galanterie...

... ben voui, c'est plus ce que c'était ma bonne dame...

Je lisais, ailleurs, un constat sur l'absence de manières et de savoir-être de certains autres européens (pour ne pas les nommer plus précisément). Ah mais pardon, on ne fait pas mieux !

- qui est le premier à monter dans l'ascenseur en grillant la politesse à quelques femmes, au demeurant arrivées avant lui ? ;
- qui est le premier à se précipiter dans le wagon du métro, quitte à bousculer une femme enceinte jusqu'aux dents ? (Variante : qui écrase la femme enceinte pour s'asseoir sur le seul strapontin encore disponible ?) ;
- qui soulève le majeur quand on a le malheur de s'insérer dans une file de circulation avant lui alors même que justement, on était devant ?
- qui vous pousse, subrepticement et légèrement, alors que faisant la queue à la cantine, vous hésitez entre la dernière assiette de tomates mozzarella et celle de betteraves, sauf que là y'a plus lieu d'hésiter parce qu'il vient de vous la chourer, la dernière assiette de tomates mozzarella ?

Qui sait encore qu'on précède une femme dans un restaurant, contrairement à tous les autres cas dans lesquels on s'efface ?

Ah, ces hommes pressés modernes. Ah ces hommes malmenés par nous dit-on le féminisme castrateur et la sacro-sainte égalité des sexes. Ah ces hommes mal élevés dans leurs beaux costards, tirés à quatre épingles ou leurs joggings si blancs, peu me chaut qu'ils aient 7 ou 77 ans. Ah la légendaire galanterie des Frenchies ! Malheureusement, ils usurpent bien souvent leur réputation... Mais ouf, fort heureusement, certains surnagent et ont de beaux restes !

dimanche 13 mai 2012

Les basiques introuvables

(Ail des ours)

J'ai reçu un magazine allemand auquel je suis abonnée (et dont je suis fort éprise). Il est arrivé juste avant un weekend pluvieux, quelle bonne idée ! Comme à l'accoutumée, ce journal m'enchante, notamment dans sa partie culinaire (oui, oui culinaire, oui culinaire allemand !)
Pour la première fois, grosse déception : je ne vais probablement pas pouvoir tester la moindre recette.

Pourquoi ? Parce qu'en France, pays de la gastronomie, on ne trouve pas les ingrédients. Du moins quand on vit en ville. Vous avez essayé de trouver de l'oseille fraîche au marché récemment ? La dernière fois que j'en ai vu, c'était sur un marché dans le Périgord. Elle se trouve relativement facilement surgelée mais fraîche ?

Je vous passe l'ail des ours (pourtant si délicieux), les feuilles d'achillée, l'herbe à cinq coutures (plantain lancéolé), l'herbe aux goutteux (égopode podagraire), le mouron des oiseaux...

Même le pissenlit c'est dur à trouver maintenant (et non, non, non je n'irai pas cueillir du pissenlit en ville, donc je suis prête à en acheter...) Pourtant, miam, une salade de pissenlit, juste avec une bonne vinaigrette ! Et que dire de l'ortie ? Un délice mais c'est pareil, me vois pas mettre des gants et prendre mes ciseaux pour aller en chercher dans le square du coin où se soulagent tous les chiens du quartier (en admettant même que la plante ait survécu aux pesticides). Alors, ça se trouve où à part en gélule en pharmacie (les gélules c'est pas bon en soupe...)

Vous trouvez facilement du babeurre, vous ? Même dans une crèmerie, c'est devenu rarissime. Et ne parlons même pas de la sour cream (in English) ou saure Sahne (auf deutsch). Et pourtant, qu'est-ce que c'est bon, la crème sure (ou aigre). Pfft, j'ai essayé plein de trucs glanés sur Internet pour les remplacer mais peine perdue, ça n'a pas le même goût. C'est comme le cheesecake New-Yorkais au St-M**** et aux spéculoos. Rien à voir avec du cheesecake au P*********** et aux crackers ou à la rigueur aux Digestives anglais.

Remarquez que pour faire un civet de lièvre, on ne trouve plus de sang. Faut le commander au boucher. Parce que plus personne ne cuisine avec du sang, pourtant indispensable pour les qualités gustatives de certains plats. Pays de la gastronomie vous avez dit ?

Bref, grosse frustration et donc râlerie !
Bon début de semaine !

mardi 1 mai 2012

Nouveau dicton de saison

Avant on disait:

"En Avril, ne te découvre pas d'un fil,
en Mai, fais ce qu'il te plaît."

Maintenant, on dit :

"Derniers jours d'Avril ,
pluie jusqu'à minuit pile . . .


. . Premiers jours de Mai ,
temps gris jusqu'à l'été. . "

Y'a plus d'saison !

vendredi 20 avril 2012

Que sont les liaisons devenues ?

Liaison : action de prononcer deux mots consécutifs en unissant la consonne finale du premier mot (non prononcée devant une consonne). Photos de mon bon vieux dico Petit Robert édition 1981.

Je suis effarée par l'appauvrissement du français (prononcer "je suis zeffarée svp !)
Par pitié, ne me dites pas que vous ne faites plus du tout de liaisons !

Ca me fait carrément mal quand j'entends : vou aussi. Ca me chagrine.
Personnellement, je dis "vous zaussi".

J'en pleurerais quand j'entends "deu euros s'il-vous-plaît". Sérieux, vous ne dites pas "deux zeuros" vous ?

Ah bon ? Mais c'es haffreux, ça.
Pardon, c'est "taffreux", ça.

Vous n'avez jamais payé ving et un ? Moi ça m'arrive souvent. Pourtant, je ne comprends que "vingt té un". Je suis obligée de faire répéter...

Ok, ok, je ne suis pas douée en phonétique, c'est vrai, mais vous voyez ce que je veux dire, non ?
Vous voulez savoir le fond de ma pensée ? (Si la réponse à cette question essentielle est non, prière de s'arrêter de lire ici !)

Eh bien c'est non seulement un appauvrissement (non seulement tun napprauvissement) mais aussi (mais zaussi) une calamité pour les gosses qui apprennent à lire et à écrire (apprennent tà lire et à écrire). Enfin, disons qui tentent d'apprendre à lire et à écrire.

Un appauvrissement ? Lors d'un séminaire auquel j'ai assisté récemment, j'écoutais zavec ravissement s'exprimer dans un français zimpeccable un professeur d'une école de commerce. Il n'a raté aucune liaison. La langue française n'est pas faite pour être hachée, mais pour être liée, elle n'en est que plus belle ! (Vous avez fait la liaison "n'en nest que..." n'est-ce-pas ?)

Une calamité ? Ben vous zavouerez que les liaisons ça aide pour l'ortograf, non ? Et si, avant de critiquer l'hégémonie de l'anglais, on commençait par parler français correctement ?
Et vous, en Suisse, au Québec, en Belgique, au Luxembourg et ailleurs dans le monde francophone, qu'en pensez-vous ?

Je vous souhaite un nexcellent weekend !

vendredi 13 avril 2012

Cupcakounets

Crédit Photo : Selma90.
Ce midi je cherchais quelques menus cadeaux pour des amis américains. N'ayant pas beaucoup de temps, je me suis rendue au centre commercial à côté du bureau. Toute contente, j'y ai trouvé plein de petits objets décoratifs pour la cuisine, dans des tons très "cupcake". C'est chouette, c'est printanier !

Il y avait des boîtes style années 50 destinées à conserver de la farine, sur lesquelles le mot "farine" était bel et bien imprimé en français mais il n'est pas seul, le bougre. En dessous c'était marqué "baking powder". Yes, in English. Pourquoi ce mélange des genres pourquoi pas tout en anglais ou tout en français ?

Pas grave, à côté il y avait des assiettes, des sets, des plateaux, des serviettes estampillés "PARIS", ab-so-lu-ment parfaits pour mes cadeaux destinés à l'Outre-Atlantique. Je frétillais de plaisir d'avoir trouvé si vite mes cadeaux. Ah ces couleurs fraîches comme des bonbons acidulés qu'on croque ! Ah, la ville lumière !

Ma joie fut de très courte durée. Parce que les dessins, c'étaient des... cupcakes. Alors attention, hein, je n'ai rien contre les cupcakes ! Je les trouve mimis et même parfois rudement bons !

Mais saviez-vous que le cupcake, contrairement au macaron, au mille-feuille, à la religieuse, à l'éclair et à l'opéra pour n'en citer que quelques uns, est un vrai symbole de notre beau pays et plus particulièrement de sa capitale ?

Tant qu'à faire, pourquoi ne pas proposer à la vente tous ces objets sur fond de San Francisco ? Pourquoi diable Paris ?

Pour la petite histoire, j'ai trouvé mon bonheur. Au fond de la pile d'assiettes, à force de fouiner, j'ai trouvé un millefeuille et une religieuse. Tout est bien qui finit presque bien parce qu'il reste la note finale : honte à moi, le tout est designed in France mais made in C. Et ça, c'est une autre histoire...

(Disclaimer: ce billet n'est ni de l'anti-américanisme primaire ni une diatribe de défense de la langue française, juste un truc de logique qui m'échappe et d'uniformisation qui m'agace au plus haut point...)

Bon weekend !

vendredi 30 mars 2012

La borne de renseignements humaine

Je lisais à l'instant un article dans un hebdomadaire, au sujet du respect. Ou plutôt, de l'absence de respect. L'un des exemples cités dans l'article me rappela une personne, visiblement perdue, qui cherchait un restaurant en marchant dans le centre commercial qui se trouve à côté de mon bureau. Madame, vêtue élégamment d'un tailleur et d'un imperméable, était en grande conversation sur son I-P****, marchait grosso-modo à ma hauteur et m'interpella ainsi :
"vous savez où se trouve le restaurant H. ?"
(Notons, ni bonjour ni même excusez-moi et surtout pas de s'il-vous-plaît.)

Je réponds, gentille comme tout :
"à l'extérieur, tout au bout".
Point de remerciement pour le renseignement en retour.

Je continue mon chemin jusqu'au pied des escalators menant, au bout, donc, vers la sortie. Quelle ne fut pas ma surprise d'entendre :
"et là, je vais où ?"

Ben allez savoir pourquoi, mais la moutarde m'est montée au nez. Je ne suis pas une borne de renseignements, madame. Accessoirement, si vous arrivez au bout d'un couloir au sous-sol d'un centre commercial, point n'est besoin d'avoir fait l'X, Centrale, les Mines, Sciences-Po, HEC et l'ENA pour se douter qu'il faut emprunter l'escalator.

Je réponds, en souriant :
"Madame, je vous répondrais bien volontiers si vous aviez fait preuve d'un minimum de politesse. Mais comme vous en êtes manifestement incapable, eh bien vous vous débrouillerez bien sans moi, hein ? Au revoir, Madame".
En détournant la tête pour reprendre mon chemin, j'ai cru voir la mâchoire de Madame doucement s'ouvrir... J'espère qu'elle a pu la refermer avant de parvenir au restaurant...

Je vous souhaite un excellent weekend !

vendredi 23 mars 2012

Le caddie dans les reins


Pourquoi, à la caisse, vous me poussez votre caddie dans les reins ? Vous êtes lourd(e) ! D'ailleurs, généralement, vous êtes plutôt lourd que lourde, cela semble être une pratique assez masculine. Je vous ai fait quelque chose ? Vous préféreriez être devant moi ? Ben oui, je comprends, c'est gavant de faire la queue. C'est comme ça pour tout le monde, ça s'appelle la vie en société.
Et puis vous insistez, toujours aussi lourdement, hein ? Pourquoi vous commencez à mettre vos articles sur le tapis roulant alors que vous voyez bien que j'ai encore du PQ, de l'eau et du lait dans mon chariot ? Plus vous allez me pousser, plus je vais ralentir mes mouvements. C'est comme en ville, si vous me collez (voire si vous essayez de me pousser) quand je roule à 50, je vais rouler à 45, c'est systématique et c'est dommage que vous ne com-pre-niez pas !
Dites, là, ça ne sert à rien de venir vous mettre à côté de moi lorsque je tape mon code SECRET sur le TPE. Votre technique est puante et... contre-productive !
Allez, un peu de gentillesse, laissez-moi ranger mes articles et payer, ça prendra... une minute top chrono, promis !
(L'histoire a été empruntée à Malyss avec sa permission.)

mardi 20 mars 2012

Dans l'ascenseur

Emprunter l'ascenseur le matin au boulot, c'est tout un poème. Une fois sur deux quelqu'un s'empresse d'appuyer sur le bouton fermeture de porte juste au moment où vous arrivez. Glissons... En revanche, un truc que je ne parviens pas à comprendre c'est l'incapacité quasiment généralisée de dire bonjour. Pourtant, c'est un mot assez simple à prononcer, non ? Dites, vous ne pensez pas que la vie en société serait plus belle si on y mettait tous du nôtre ? Pourquoi faut-il que quand je lance mon "bonjour" en arrivant dans ledit ascenseur, au mieux on marmonne un "jour" à peine intelligible, au pire on regarde ses pieds en augmentant le son de son mp3 ? J'y peux rien si vous êtes cocu(e), si votre chef est horrible, si vous avez mal dormi, si le plombier vous a posé un lapin...

dimanche 26 février 2012

Adieu "Mademoiselle"..



Une grande avancée du féminisme:
Maintenant, nous sommes toutes des Madame.

(Sur une suggestion de CieldeQuimper)

samedi 25 février 2012

Céline où es-tu ?

Entendu par Malyss à la bibli :
Un lecteur : "où puis-je trouver Céline, s'il-vous-plaît ?
La bibliothécaire :"elle ne travaille pas aujourd'hui".

Dommage dans une bibliothèque, non ?

jeudi 23 février 2012

Rester positif..

Une amie m'appelle ce matin.
 Elle a bien reçu ma lettre.
Qui a mis 6 jours pour arriver.
Qui était ouverte.
Qui était vide....

Comment vous dire?..
En plus de tout, il y a quand même quelque part un facteur qui trouve norrmal de glisser dans une boîte une lettre OUVERTE, et VIDE..



Allez, on se dit qu'il faut rester positif !
(Mais des fois, c'est drôlement dur...)

mercredi 22 février 2012

Ca ne s'arrange pas....

Vu ce midi dans une LIBRAIRIE. Là où on pourrait espérer ne pas voir de fôtes d'ortograf...Ah les mouzaillons...

mardi 21 février 2012

Mardi Gras

En ce jour de mardi gras, je m'étonne qu'on s'insurge, en France, contre Hallowe'en et même la Saint-Valentin. Mais que fait-on de nos propres traditions, celles que les américains ont adoptées, en particulier à la Nouvelle-Orléans mais aussi ailleurs et continuent de fêter ? Mardi gras = rien, hormis à Nice et dans quelques autres villes, comme les Gras de Douarnenez. Té, après faut pas se plaindre ni râler contre les importations quand on ne sait même plus ce qu'est la Chandeleur...
Aujourd'hui, au bureau, il y avait quelques personnes vaguement déguisées, c'était top. Entendu autour de ce groupe à midi des commentaires du style, tiens, il y a un événement ? Eh oui, Mardi Gras est passé... inaperçu puisque plein de gens ne savent même plus ce que c'est... Que c'est tristoune !!

jeudi 16 février 2012

Talleyrand, c'est qui ?



Talleyrand par François Gérard.
Entendu par Malyss :
Devant moi, un client demande: "je cherche un livre de Talleyrand, s'il vous plait".
Réponse du vendeur: "Desolé, nous ne faisons pas cette maison d'edition".
Dommage dans un rayon librairie, non ?