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mardi 18 septembre 2012

Nostalgie


Je me souviens d'un temps , pas si lointain , où l'on pouvait prendre le bus et y béneficier d'un calme relatif .
Si deux personnes discutaient entre elles, elles chuchotaient pour ne pas gêner les voisins .
Et aussi pour que les voisins n'apprennent rien sur leur vie .
On n'élevait pas la voix , c'était considéré comme malpoli .
Et on était discret , par respect pour les autres comme par amour propre .

Ce post est "dédié" à la demoiselle (ou devrais-je dire  la gonzesse , ou  la meuf . . ) qui pendant 35 minutes ce matin a informé tout un autobus ( qui n'en demandait pas tant ) sur  (je cite de mémoire )son anniversaire , son mec , ses vieux , ses prochaines vacances , sa rentrée crevante , ses profs trop nuls , sa copine qui a dit ceci , et l'autre qui a dit ça , son stage pourri , sa vie sexuelle ou ce qui en tient lieu , ses goûts alimentaires (pas très sains) , son cours de sport (trop nase ) , la musique qu'elle écoutait , etc , etc , etc . . .
Je ris quand je pense qu'à une époque , les services secrets avaient besoin de mettre les gens sur écoute .
Maintenant , on aimerait bien pouvoir en mettre certains en silencieux . .

mercredi 8 août 2012


Bon, la photo n'est pas du meilleur goût, j'en conviens. Nous tombons au niveau des pâquerettes, je suis bien d'accord.
Okay, I realise this isn't the most tasteful ever photo to have appeared on this blog. Yes, I agree, we are stooping rather low here.

Mais c'est une photo de la vraie vie.
But it's a pic of real life.

La vraie vie au bureau cette semaine.
Real life at the office this week.

J'admets que ces protège-fesses-de-la-crasse-des-autres (comment ça s'appelle vraiment ?) sont agaçants au possible quand ils restent coincés dans le distributeur.
I have to admit that these disposable toilet seat covers can be extremely annoying when they are stuck in the dispenser.

Mais pourquoi tant de haine ? Il me semble qu'il eût été plus respectueux pour autrui (et soi-même) de les mettre dans une poubelle et de tirer la chasse...
Still, I would have imagined that putting them in a bin and flushing would have been slightly more respectful of other users (and oneself)...

Je vous promets solennellement que je ne posterai jamais ici les horreurs vues dans ces mêmes W.C. Il n'est pas sûr, en revanche, que je ne râle pas de temps en temps...
I solemnly promise never to post photos of the horrors I've seen in these same toilets. I might, however, rant about them once in a while...

mardi 5 juin 2012

Les patates sont tombées

Juste comme ça, une petite question pour un mardi : quand vous faites tomber quelque chose, vous le ramassez ?

Même si l'objet de vous appartient pas ?

Par exemple, si par mégarde vous faites tomber une dizaine de patates au supermarché, vous :

- donnez un coup de pied dedans pour les faire rouler sur le côté ?
- Vous les laissez où elles sont tombées, au milieu de l'allée ?
- Vous les ramassez ?

Je suis juste curieuse. La photo ci-dessus a été prise dans un supermarché il n'y a pas très longtemps. Je vous laisse deviner laquelle des options ci-dessus a été prise par la personne qui les avait fait tomber.

Evidemment, j'ai ouvert ma grande gueule. La réponse ? "Mais j'ai pas fait exprès". Et madame de s'en aller.

Sympa le respect pour la nourriture.
Sympa le respect pour autrui.
Sympa le respect pour les employés (qui évidemment sont payés pour ramasser...)

mercredi 30 mai 2012

Ah la galanterie...

... ben voui, c'est plus ce que c'était ma bonne dame...

Je lisais, ailleurs, un constat sur l'absence de manières et de savoir-être de certains autres européens (pour ne pas les nommer plus précisément). Ah mais pardon, on ne fait pas mieux !

- qui est le premier à monter dans l'ascenseur en grillant la politesse à quelques femmes, au demeurant arrivées avant lui ? ;
- qui est le premier à se précipiter dans le wagon du métro, quitte à bousculer une femme enceinte jusqu'aux dents ? (Variante : qui écrase la femme enceinte pour s'asseoir sur le seul strapontin encore disponible ?) ;
- qui soulève le majeur quand on a le malheur de s'insérer dans une file de circulation avant lui alors même que justement, on était devant ?
- qui vous pousse, subrepticement et légèrement, alors que faisant la queue à la cantine, vous hésitez entre la dernière assiette de tomates mozzarella et celle de betteraves, sauf que là y'a plus lieu d'hésiter parce qu'il vient de vous la chourer, la dernière assiette de tomates mozzarella ?

Qui sait encore qu'on précède une femme dans un restaurant, contrairement à tous les autres cas dans lesquels on s'efface ?

Ah, ces hommes pressés modernes. Ah ces hommes malmenés par nous dit-on le féminisme castrateur et la sacro-sainte égalité des sexes. Ah ces hommes mal élevés dans leurs beaux costards, tirés à quatre épingles ou leurs joggings si blancs, peu me chaut qu'ils aient 7 ou 77 ans. Ah la légendaire galanterie des Frenchies ! Malheureusement, ils usurpent bien souvent leur réputation... Mais ouf, fort heureusement, certains surnagent et ont de beaux restes !

vendredi 4 mai 2012

A la question...


. . .Fumeurs ou non fumeurs, même quand on répond "non fumeurs", on a des mauvaises surprises. . .
Faut aimer le saumon fumé !

vendredi 6 avril 2012

Escale ..à tort!

Comme tous les objets qui jalonnent nos chemins dans cette société moderne, l'escalier mécanique, ou escalator, est régi par des règles d'usage. Par exemple, dans les grandes villes, lorsqu'on l'utilise, on se met poliment sur le côté droit de l'escalier afin de ménager sur la gauche un passage pour les gens pressés.
Autre exemple:
Lorsqu'on arrive en HAUT de l'escalator, il faut savoir qu'il n'y a que TROIS options: on va vers l'avant, on va vers la droite, ou on va vers la gauche.
On ne PEUT PAS retourner en arrière, et , en AUCUN CAS, on ne peut s'arrêter à l'arrivée de l'escalator.
Non, Madame, on ne s'arrête pas à cet endroit là pour téléphoner à son chéri, ni pour poser ses sacs trop lourds, ni pour faire la bise à sa copine,ni pour moucher bébé, ni pour chercher sa direction en essayant de comprendre sa boussole, ni pour prendre rendez-vous chez son toubib..


Sinon?... Hé bien , c'est simple : les gens derrière se retrouvent coincés. Eux, ils voudraient bien avancer , normalement , en personnes bien élevées, mais ils ne peuvent pas parce que VOUS êtes en plein milieu, totalement indifférente au drame qui se joue derrière vous..
Alors, oui, forcément, les gens s'énervent...

lundi 2 avril 2012

Laisse.. Tomber

Photo Internet

On appelle ça des "laisses à enrouleur".
Sauf que leurs propriétaires ont plutôt tendance à les dérouler, et de préférence, en travers du trottoir.
Médor tout à fait à l'est, et Madame complètement à l'ouest , pour le coup.
Une sacrée frontière, longiligne et casse-figure.
Moins solide que le Mur de Berlin, mais presque aussi dangereuse..
Quand on jouait à la corde à sauter, dans le temps, on disait "Faire vinaigre", quand on se prenait les pieds dedans.

Où sont les bonnes vieilles laisses en cuir,  bien tenues en main, moins chères, plus efficaces?
Un peu trop pratiques, peut-être...

vendredi 30 mars 2012

La borne de renseignements humaine

Je lisais à l'instant un article dans un hebdomadaire, au sujet du respect. Ou plutôt, de l'absence de respect. L'un des exemples cités dans l'article me rappela une personne, visiblement perdue, qui cherchait un restaurant en marchant dans le centre commercial qui se trouve à côté de mon bureau. Madame, vêtue élégamment d'un tailleur et d'un imperméable, était en grande conversation sur son I-P****, marchait grosso-modo à ma hauteur et m'interpella ainsi :
"vous savez où se trouve le restaurant H. ?"
(Notons, ni bonjour ni même excusez-moi et surtout pas de s'il-vous-plaît.)

Je réponds, gentille comme tout :
"à l'extérieur, tout au bout".
Point de remerciement pour le renseignement en retour.

Je continue mon chemin jusqu'au pied des escalators menant, au bout, donc, vers la sortie. Quelle ne fut pas ma surprise d'entendre :
"et là, je vais où ?"

Ben allez savoir pourquoi, mais la moutarde m'est montée au nez. Je ne suis pas une borne de renseignements, madame. Accessoirement, si vous arrivez au bout d'un couloir au sous-sol d'un centre commercial, point n'est besoin d'avoir fait l'X, Centrale, les Mines, Sciences-Po, HEC et l'ENA pour se douter qu'il faut emprunter l'escalator.

Je réponds, en souriant :
"Madame, je vous répondrais bien volontiers si vous aviez fait preuve d'un minimum de politesse. Mais comme vous en êtes manifestement incapable, eh bien vous vous débrouillerez bien sans moi, hein ? Au revoir, Madame".
En détournant la tête pour reprendre mon chemin, j'ai cru voir la mâchoire de Madame doucement s'ouvrir... J'espère qu'elle a pu la refermer avant de parvenir au restaurant...

Je vous souhaite un excellent weekend !

vendredi 23 mars 2012

Le caddie dans les reins


Pourquoi, à la caisse, vous me poussez votre caddie dans les reins ? Vous êtes lourd(e) ! D'ailleurs, généralement, vous êtes plutôt lourd que lourde, cela semble être une pratique assez masculine. Je vous ai fait quelque chose ? Vous préféreriez être devant moi ? Ben oui, je comprends, c'est gavant de faire la queue. C'est comme ça pour tout le monde, ça s'appelle la vie en société.
Et puis vous insistez, toujours aussi lourdement, hein ? Pourquoi vous commencez à mettre vos articles sur le tapis roulant alors que vous voyez bien que j'ai encore du PQ, de l'eau et du lait dans mon chariot ? Plus vous allez me pousser, plus je vais ralentir mes mouvements. C'est comme en ville, si vous me collez (voire si vous essayez de me pousser) quand je roule à 50, je vais rouler à 45, c'est systématique et c'est dommage que vous ne com-pre-niez pas !
Dites, là, ça ne sert à rien de venir vous mettre à côté de moi lorsque je tape mon code SECRET sur le TPE. Votre technique est puante et... contre-productive !
Allez, un peu de gentillesse, laissez-moi ranger mes articles et payer, ça prendra... une minute top chrono, promis !
(L'histoire a été empruntée à Malyss avec sa permission.)

mardi 20 mars 2012

Dans l'ascenseur

Emprunter l'ascenseur le matin au boulot, c'est tout un poème. Une fois sur deux quelqu'un s'empresse d'appuyer sur le bouton fermeture de porte juste au moment où vous arrivez. Glissons... En revanche, un truc que je ne parviens pas à comprendre c'est l'incapacité quasiment généralisée de dire bonjour. Pourtant, c'est un mot assez simple à prononcer, non ? Dites, vous ne pensez pas que la vie en société serait plus belle si on y mettait tous du nôtre ? Pourquoi faut-il que quand je lance mon "bonjour" en arrivant dans ledit ascenseur, au mieux on marmonne un "jour" à peine intelligible, au pire on regarde ses pieds en augmentant le son de son mp3 ? J'y peux rien si vous êtes cocu(e), si votre chef est horrible, si vous avez mal dormi, si le plombier vous a posé un lapin...